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SLOW #4 : SLOW BUSINESS
Sophie Bosson
Bureau calme vide grande fenêtre slow business

A une semaine de la date présumée du déconfinement, je vous présente mon dernier article (pour le moment) sur le mouvement SLOW. Je termine par ce qui m’a inspiré cette série d’articles, à savoir le SLOW BUSINESS.

J’ai dévoré le livre de Pierre MONIZ-BARRETO.

Livre Slow Business Pierre Moniz-Barreto

Livre Slow Business Pierre Moniz-Barreto

Toutes ses remarques sont vraiment pertinentes. Je vais en résumer quelques-unes dans cet article et vous conseille vivement de lire ce livre très inspirant.

Comme je vous le disais dans le précédent article (Slow management) notre manière de travailler a radicalement changé au XXème siècle. Il nous a fallu gagner en productivité, travailler plus vite pour plus de résultats.

TIME IS MONEY ou SLOW BUSINESS ?

sablier temps argent slow business

Nous allons toujours plus vite.

Les avancées technologiques nous ont beaucoup aidés à travailler plus. Avec nos smartphones, ordinateurs, montres connectées, GPS, les réseaux sociaux, etc. il est de plus en plus difficile de déconnecter, et de laisser notre esprit au repos.

Pour la plupart (entrepreneurs, managers…), nous pouvons presque travailler 24h/24.

Un mail arrive… je vais le lire juste pour voir si c’est important…. Et y répondre ce sera rapide…. Et envoyer un mail à M. pour lui dire que j’ai reçu ce mail. Bref il est 21h (ou plus!) et je travaille, et je fais travailler les autres.

Et si on ralentissait ?

Vous connaissez Petit Bambou ? Il s’agit d’une application pour méditer. La méditation consiste en un lâcher-prise et laisser son esprit aller et venir. Mais cette application chronomètre votre temps de méditation, et vous récompense si vous méditez plusieurs jours de suite. Je l’ai essayé à une période où j’avais besoin de déconnecter, mais cela n’a pas fonctionné. Je devais planifier mes temps de méditation, autant vous dire que le côté calme n’était pas au rendez-vous (par contre j’ai énormément apprécié ce qu’ils appellent « Crise de calme », cela m’a beaucoup servi et me sert encore).

Même lorsque vous faites du sport, vous vous chronométrez et cherchez une performance.

Certaines personnes peuvent être angoissées de voir un trou dans leur emploi du temps parfaitement minuté. Elles vont chercher à le remplir à tout prix, même en se notant un loisir.

Point confinement :

Il faut arrêter de courir tout le temps, parce que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, nous avons eu la preuve le 16 mars.

J’ai pris conscience que cela ne servait à rien que je cours partout, que je sois sur tous les fronts, que j’essaie de mettre en place toutes mes nouvelles idées (et bien sûr tout de suite maintenant, je ne suis pas patiente).

Pierre MONIZ-BARRETO nous dit que l’art du SLOW BUSINESS, c’est l’art de la pause bien placée.

Avec ce confinement, pour ceux qui se sont retrouvés à l’arrêt, nous nous sommes mis en pause.

Bien entendu, la première semaine, on a cherché des solutions : comment travailler malgré tout ?

La deuxième semaine : ménage, cuisine, etc.

La troisième semaine : remise en question de ce que l’on est vraiment. On cherche le « pourquoi » on travaille, « pourquoi » on fait telle ou telle activité.

Quatrième semaine : fatigue intense (malgré l’inactivité)

Et ensuite on prend le rythme, on profite de nos proches, on lit, on jardine…

La reprise va être dure !

Je viens de vous lister mon état d’esprit durant ce confinement 😉

Honnêtement, je l’ai bien vécu. Mes proches me manquent bien entendu, mais j’ai eu l’impression de faire une « retraite » et une introspection. Cela m’a fait un bien fou, pour mieux repartir.

Je vais vous donner plusieurs exemples simples que donne Pierre MONIZ-BARRETO dans son livre, et à chaque fois, je me suis dit :

« Mais oui ! Bien sûr ! »

  • Winston Churchill en train de peindreWinston Churchill passait des heures dans sa roseraie, à s’occuper de ses roses. C’était son moment de méditation. Lorsqu’il avait besoin de prendre une grande décision, ou de réfléchir à quelques problèmes, il se retirait seul dans sa roseraie. Il avait également comme autre loisir, la peinture, activité qui demande également des temps longs.

 

  • surfers qui attendent les bonnes vaguesUn surfeur ne surfe pas toutes les vagues, il attend LA bonne vague. Il ne perdra pas son temps et son énergie à surfer des vagues moyennes, pour ne pas pouvoir être prêt au moment de la bonne vague. Il va attendre patiemment LA bonne vague.

 

  • LAO-TSEUsauter dans l'eau « Comment clarifier l’eau trouble ? Laissez-la reposer et elle cessera d’être trouble. » Si vous marchez dans une mare avec de la vase, l’eau va être trouble. Mais si vous vous arrêtez et que vous restez immobile, la vase va retomber au fond et l’eau deviendra claire.

 

  • samouraïLe Samouraï, grand guerrier japonais, pratiquait l’ikebana (compositions florales), la calligraphie ou la cérémonie du thé (qui peut durer plusieurs heures). Tout grand guerrier qu’il était, il avait également besoin de moments calmes et de concentration en pratiquant des arts subtils.

 

Trouver l’équilibre, le bon rythme

Tout cela pour vous prouver que pour avoir un bon équilibre, il faut avoir des moments intenses et des moments plus calmes, des moments rapides et des moments lents. Il faut que vous trouviez le bon rythme.

Notre vie entière est un rythme : notre respiration (inspiration, expiration -> sans l’un il n’y aurait pas l’autre), marcher (c’est un équilibre)…

Pour être « productif », il faut savoir être rapide quand il le faut, et lent quand il le faut.

Si vous êtes en permanence actif, comment allez-vous pouvoir réfléchir à une évolution possible ? Comment allez-vous pouvoir créer ?

Le SLOW BUSINESS n’est pas un travail ralenti, mais le fait de ralentir pour mieux réfléchir et être dans les meilleures conditions possibles quand viendra le moment.

La lecture de ce livre est vraiment tombée au bon moment en ce qui me concerne. Elle m’a ouvert les yeux. Ma manière de travailler ne sera plus la même. Nous devons réfléchir à ce que nous faisons, et pourquoi nous le faisons. Il faut pouvoir s’arrêter pour mieux repartir.