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SLOW #2 : SLOW CITY
Sophie Bosson
SLOW CITY

Avez-vous remarqué comme depuis 3 semaines nos villes se sont vidées et ont ralenti ?

Bien évidemment cela est dû au confinement imposé. Mais personnellement, et malgré le fait de ne pas pouvoir en profiter, j’ai pu regarder une vidéo faite de notre belle ville (quasiment) vide. Et elle est magnifique ! C’est sûr que de voir le centre-ville rempli le samedi après-midi est tout aussi sympathique, voir une ville vivante quel bonheur ! Mais notre ville n’est pas morte, elle est ralentie.

Les images de nos rues habituellement bondées, cette fois-ci vides, étaient vraiment belles. On peut admirer combien notre ville est jolie, et riche du fait de ses monuments.

Mon seul regret étant de ne pas pouvoir déambuler dans cette ville vide.

D’ailleurs connaissez-vous le mouvement SLOW CITY ? Dans ce deuxième article consacré au mouvement SLOW, je vais vous parler du mouvement SLOW CITY.

SLOW CITY

SLOW CITY ou CITTASLOW

Ce concept est né en 1999, une dizaine d’années après le SLOW FOOD, toujours en Italie.

Le CITTASLOW ou SLOW CITY est un label remis aux communes de moins de 50 000 habitants respectant (a minima la moitié de) la charte de 70 critères de sélection. Quel est le but du mouvement SLOW CITY ? Le combat contre une vie stressante avec un retour à un rythme de vie apaisé et raisonné à travers la promotion du développement durable et local.

Il s’agit, entre autres, d’éviter de construire de nouveaux bâtiments, mais de mettre en valeur le patrimoine urbain historique de la commune, de multiplier les zones piétonnes, les espaces verts, ainsi que les transports (en commun) non polluants.

Forcément, ce mouvement est basé sur le développement durable, les restaurants se doivent de se fournir localement. La propreté de la ville est bien entendu un critère important, les programmes de recyclage doivent être développés, les déchets diminués, etc.

La solidarité intergénérationnelle est aussi un critère majeur du mouvement SLOW CITY.

Pourquoi SLOW ? Parce que les habitants des communes sont écoutés. Les actions à mettre en œuvre pour rendre la vie plus douce peuvent parfois être le fruit d’une longue réflexion nécessaire. Prendre du recul, réfléchir à ce qui est le mieux pour chacun et pour tous, voilà un principe fondamental du mouvement SLOW.

Vivons-nous dans une SLOW CITY depuis 3 semaines ?

Non, notre ville ne s’est pas soudainement transformée en SLOW CITY, mais la baisse de la pollution est remarquable.

Notre rapport à la consommation a changé également, la plupart d’entre nous souhaitent soutenir les producteurs locaux dans cette période. Nous n’allons plus faire des courses tous les jours (enfin je l’espère), nous ne passons plus nos après-midis à faire du shopping juste pour se faire plaisir.

Lorsque nos sorties sont comptées, nous devons les choisir à bon escient. Lorsqu’un produit est manquant, nous faisons sans, nous nous adaptons.

Alors pourquoi ne pas le faire, lorsque notre vie sera redevenue « normale » ?

Depuis le confinement, vous avez certainement dû réfléchir à votre vie, personnelle ou professionnelle ? Est-ce que votre travail vous manque ? vos collègues ? vos amis ? votre famille ?

Est-ce que vous vous dites que « celui-là, ça fait du bien de ne pas le voir depuis 3 semaines ! » ?

Vous avez entamé votre réflexion, peut-être inconsciemment, mais poursuivez-la c’est important.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que rien ne va changer par la suite, en tout cas de mon côté, certaines choses vont changer !

Faisons chacun à notre échelle, et les choses changeront.